Consultant(e) National(e) en Charge d’appuyer la Rédaction du Manuel Genre et CVJRR

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Application deadline 1 month ago: Wednesday 27 Oct 2021 at 23:59 UTC

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Contract

This is a National Consultant contract. More about National Consultant contracts.

Background

Créée en juillet 2010 par la résolution A/64/289 de l’Assemblée Générale des Nations Unies, l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes), œuvre pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes et des filles ; l'autonomisation des femmes et la réalisation de l'égalité entre les femmes et les hommes en tant que partenaires et bénéficiaires du développement, les droits de la personne, de l'action humanitaire, de la paix et la sécurité. Le mandat d’ONU femmes est de diriger et coordonner le système des Nations Unies pour s'assurer que les engagements relatifs à l'égalité entre les sexes et l'égalité des sexes se traduisent en action à travers le monde. Elle fournit un leadership fort et cohérent à l'appui des priorités et des efforts des États membres et bâtit des partenariats efficaces avec la société civile et les autres acteurs pertinents.

ONU Femmes a une présence Programme en République Centrafricaine depuis juillet 2015 en appui aux autorités centrafricaines à donner une réponse multisectorielle aux besoins spécifiques des femmes en période de crise pour la mise en œuvre des recommandations faites par les femmes en marge du Forum de Bangui de mai 2015.

2. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE LA MISSION

Depuis les indépendances, la République Centrafricaine a connu successivement des périodes de changement des régimes politiques à la suite des coups d’état accompagnés des conflits armés opposant d’une part les forces au pouvoir et d’autre part les mouvements des rebelles. On dénote quelque fois au sein des groupes rebelles, la présence des mercenaires en provenance de certains pays de la sous-région en appui aux combattants centrafricains. On assiste ainsi à un théâtre permanent de coup d’état, laissant place à des exactions sur la population civile.

La dernière crise politico-militaire qui a débuté en fin de l’année 2012 ayant entrainé le renversement de l’ancien président de la République François Bozizé par une coalition rebelle dénommée la Seleka (terme qui signifie une alliance en Sango, langue locale) en 2013 puis la contre-attaque des milices anti-balaka ont donné lieu à des abus et des règlements de comptes sur et entre les populations civiles.

Un rapport d’enquête des Nations-Unies estime à plus de 3000 le nombre de civils tués entre janvier 2013 et octobre 2014 et, jusqu’à présent, un Centrafricain sur deux a besoin d’assistance humanitaire. De 2014 à 2018, l’Unicef estime à 13 327 le nombre d’enfants (dont 3577 filles) libérés des groupes armés. Rien qu’au premier trimestre 2019, près de 500 d’entre eux ont été relâchés à la faveur du lancement du programme national de démobilisation.

Le conflit centrafricain est aussi caractérisé par l’ampleur des violences sexuelles.

Entre 2014 et 2015, 13 7758 cas de violences sexuelles basées sur le genre ont été enregistrés dans le pays, dont 30% directement liées au conflit. Selon la Mission de l’Union Africaine pour la Centrafrique et l’Afrique centrale (MISAC) 58% des cas des violences sexuelles sont commis par les groupes armés, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi que les forces de maintien de la paix ; 21% des femmes disent avoir été spécifiquement témoin d’abus sexuels par des groupes armés, et 8% des femmes rapportent avoir été victimes de violences sexuelles commises par un personnel en uniforme. 100% des personnes survivantes ont bénéficié d’une prise en charge psychosociale et 42% ont bénéficiés d’une prise en charge médicale. Toutefois, le volet de prise en charge juridique et judiciaire demeure encore problématique, car seulement 23% de survivantes ont eu accès à un accompagnement juridique. Ces données figurent dans le rapport de sondage sur la Paix, Justice et Sécurité, PNUD-MINUSCA, d’Octobre 2018.

Conscient de la nécessité de restaurer la sécurité et la paix sur toute l’étendue du territoire national, le gouvernement sous l’égide de l’Union Africaine, a signé un Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation avec 14 groupes armés qui contrôlent une grande partie du territoire national le 06 février 2019. Cet accord dans ses annexes recommande également la mise en place d’une commission, justice, vérité, réparation et réconciliation (CVJRR). Selon les résultats de l’enquête de perception sur la paix, la justice et la sécurité 57% des personnes interrogées ont soif de la justice et estiment nécessaire de juger les auteurs des crimes et de mettre un terme à l’impunité pour une paix durable en République Centrafricaine.

La Commission, Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation a été créée par la loi n°20 009 du 07 avril 2020. Les commissaires ayant déjà prêté serment, il est donc important d’envisager déjà l’intégration de la dimension genre dans les travaux de la commission afin de permettre que les droits et besoins des victimes hommes et femmes soient tenus en compte de manière égale dans ce cadre. Le processus de la justice transitionnelle est en quelque sorte un désarmement total de la société qui, implique un processus à long terme visant l’établissement d’un Etat de droit respectueux des droits et libertés individuels se distingue du désarmement physique qui implique la remise des armes par les anciens combattants. Un tel processus ne saurait mieux fonctionner lorsque les droits des personnes hommes et femmes sont pris en compte de manière égale. D’où la nécessité d’intégrer la dimension genre dans les travaux des commissions vérités afin de contribuer à valoriser les droits des femmes et leur participation effective à la mémoire collective et au processus judiciaire et extrajudiciaire.

C’est dans ce contexte qu’ONU Femmes a prévu de recruter un(e) consultant(e) national(e) qui travaillera avec le/la consultant(e) International(e) pour appuyer l’élaboration d’un manuel de référence sur le genre et la Commission Justice Vérité, Réparation et Réconciliation pour permettre de guider la mission des commissaires en matière de la prise compte de l’égalité des sexes et les droits des femmes.

Duties and Responsibilities

OBJECTIFS DE LA MISSION

L’objectif global de cette mission est d’élaborer un manuel de référence sur le genre et la commission justice vérité, réparation et réconciliation en République Centrafricaine afin de permettre d’orienter les travaux des commissaires en matière de la recherche de la vérité, de la justice ou de la réconciliation.

De manière spécifique, il s’agit de :

  • Servir d’outil de travail pour mieux sensibiliser à l’importance de l’intégration du genre ;
  • Mettre à disposition des commissaires et toutes parties impliquées dans le processus de la justice transitionnelle, un manuel qui servira de guide pour la prise en compte de manière égale des droits des victimes en particulier ceux des femmes en matière de la recherche de la vérité, de la justice et de la garantie de non-répétition.
  • Documenter des exemples de bonnes pratiques et d’élaboration efficaces en vue de promouvoir le partage des enseignements tirés des pays ayant eu des expériences dans le cadre de l’intégration du genre au sein des commissions vérités.

RESULTATS CLES ATTENDUS

Sous la coordination générale du Coordonnateur de programme ONU Femmes en RCA, du chargé de programme Genre, et Réhabilitation Socioéconomique, Action humanitaire, le/la consultant/e/ aura la charge d’élaborer un manuel de référence sur le genre et la commission Vérité et fournira les résultats suivants :

  • Le manuel de référence sur le genre et la Commission Vérité est élaboré, validé par ONU Femmes et les parties prenantes au projet
  • Le manuel est mis à disposition des membres de la commission
  • Le rapport de consultation est disponible et accepté par ONU Femmes et les partenaires techniques et financiers.

Il/Elle travaillera aussi en étroite collaboration avec les Ministères de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation, le ministère de la justice, de la promotion de la femme, de la famille et de la Protection de l’Enfant, les Commissaires nommés ainsi que les partenaires internationaux.

Durée de l'affectation : 1 Mois.

Rémunération

  • Montant forfaitaire, versé en trois tranches contre la mise à disposition du premier draft du rapport de démarrage et lorsque le rapport final est approuvé.

LIVRABLES

Competencies

Le/la consultant(e) International(e) devra faire preuve des compétences suivantes :

  • Disposer d’une expérience significative sur le genre et la justice transitionnelle y compris dans rédaction des documents stratégiques dans ce cadre ;
  • Se justifier d’une expérience avérée dans les contextes où les commissions vérités ont été instaurées dans un cadre post conflit ;
  • Avoir une bonne connaissance du concept Genre et de la Justice transitionnelle, en particulier le contexte centrafricain de justice transitionnelle ;
  • Disposer d’une expérience pratique de collaboration et consultation avec des agences des Nations Unies ou toute autre organisation internationale ;
  • Démonter de solides capacités d’analyse et de synthèse et être en mesure de trouver des solutions innovantes en faisant preuve d’initiative, de dynamisme et de pro activité ;
  • Avoir un bon sens des priorités et disposer d’une bonne capacité de planification et d’organisation du travail ;
  • Disposer d’une excellente capacité de communication, et de relations interpersonnelles, d’une bonne aptitude à travailler au sein d’une équipe pluridisciplinaire de haut niveau et à insuffler une dynamique de changement ;
  • Posséder de solides capacités d’expression écrite et orale et de réelles aptitudes à formuler de façon claire et concise ses idées ;
  • Faire preuve d’ouverture d’esprit, de volonté, d’adaptabilité et de souplesse dans les relations avec ses collaborateurs ;
  • Avoir une bonne connaissance des outils informatiques (Microsoft Excel, Word, power point et internet).

Valeurs fondamentales/principes directeurs

  • Intégrité : Démontrant la cohérence en matière de défense et de promotion des valeurs d'ONU femmes dans les actions et les décisions, en conformité avec le Code de conduite DES NATIONS UNIES.
  • Sensibilité culturelle/valorisation de la diversité : la démonstration d'une appréciation de la nature multiculturelle de l'organisation et la diversité de son personnel. La démonstration d'une perspective internationale, apprécier les différences de valeurs et de l'apprentissage de la diversité culturelle.

Les compétences de base

  • Professionnalisme : bonne connaissance des normes mondiales et nationales de l'autonomisation des femmes et l'égalité des sexes ; expérience de collaboration inter institutions est un atout.
  • Communication : excellentes aptitudes à la communication ; fortes aptitudes interpersonnelles ; capacité de préparer des documents professionnel et pratique.

  • Esprit d'équipe : excellentes compétences interpersonnelles et capacité à établir et maintenir des partenariats efficaces et des relations de travail, tant au sein du système des Nations Unies et qu’à l'externe ; capacité de travailler dans un environnement multiculturel et pluriethnique dans le respect de la diversité.

  • Éthique et valeurs : démonstration/préservation de l'éthique et l'intégrité.
  • Compréhension organisationnelle : démontrer les connaissances organisationnelles et son jugement.
  • Le partage des connaissances/apprentissage continu : l'apprentissage et le partage des connaissances et encourager l'apprentissage des autres.

Compétences fonctionnelles

  • Familiarité avec le travail d'ONU femmes et/ou d'autres instances multilatérales, bilatérales et la société civile, les partenaires de développement.
  • L'expérience technique et pratique dans l’analyse des problèmes liés aux violences basées sur le genre, et autres crimes dans un contexte de conflit armé

  • Une solide compréhension de l'élaboration des programmes et de la gestion axée sur les résultats, y compris le suivi et l'évaluation.

  • Capacité à gérer un grand volume de travail, éventuellement sous les contraintes de temps, et de travailler de façon autonome et exercer un bon jugement.
  • Capacité de travailler en collaboration et de fonctionner efficacement dans des domaines thématiques.
  • Ouverture au changement et capacité à recevoir/intégrer la rétroaction.

Required Skills and Experience

Education

Minimum de Master 2 en sciences juridiques, en sciences sociales ou tout autre domaine connexe.

Experience

  • Disposer au minimum de 5 ans d’expériences professionnelles et/ou expérience dans l’élaboration des documents stratégiques du genre et de la justice transitionnelle ;
  • Disposer d’au moins trois ans (03) d’expérience dans l’analyse, la mise en œuvre, le conseil et l’évaluation des programmes relatif au concept genre et des commissions vérités ;

  • La maitrise des questions relatives à la prise en compte du genre dans les programmes de développement ;

  • Très bonne connaissance des dispositifs et cadres légaux de protection et des droits humains ;
  • Une expérience de travail avec des groupes de femmes est préférable ;
  • Bonne connaissance du contexte de la crise politico-militaire en Centrafrique
  • Forte capacité de réflexion analytique

Exigences linguistiques

La maîtrise de la langue française est nécessaire

MODE DE PRESENTATION DE L’OFFRE DE SOUMISSION ET DE PAIEMENT

Offre technique :

L’offre technique comprendra :

  • Une lettre d’expression d’intérêt et de disponibilité dûment exprimée ;
  • Un Curriculum Vitae ou le formulaire P11 de ONU Femmes PNUD dument rempli, en indiquant l’expérience du/de la candidat(e) dans les domaines spécifiés, ainsi que 3 noms et contacts de personnes de référence qui peuvent justifier votre expérience ;
  • Une brève description des facteurs justifiant que le candidat est le plus indiqué pour la tache ;
  • La méthodologie détaillée envisagée pour accomplir la mission

Paiement :

Le/La Consultant(e) sera payé(e) Conformément à la grille salariale de ONU Femmes, en fonction des compétences et expériences professionnelles avérées. Il faut noter qu’il n’y aura pas d’ajustement des coûts liés aux fluctuations du marché et qui seraient survenus après la conclusion du contrat. Le paiement des émoluments du consultant se fera en trois tranches et de la manière suivante :

  • Trente pour cent (30%) après la remise et approbation du rapport de démarrage ;
  • Trente pour cent (30%) après la remise de la première version du rapport de mission ;
  • Quarante pour cent (40%) après la remise du rapport final dûment accepté par ONU Femmes et le ministère de la Justice, le ministère de l’Action humanitaire et de la réconciliation.

Critères de sélection

Les offres seront évaluées suivant le principe du ‘’Value for Money’’ en utilisant la formule de l’analyse cumulative de l’offre technique et financière. L’offre technique est évaluée à concurrence de 70% contre 30% pour l’offre financière. Le tableau suivant présente le détail des critères d’évaluation des dossiers de candidature.

Critère

Pourcentage

Note

Offre technique

Diplôme universitaire de niveau Master 2 en sciences juridiques, en sciences sociales ou tout autre domaine connexe.

20 %

20

Au moins 7 ans d’expérience dans le domaine d’élaboration des documents stratégiques en matière de genre et de la justice transitionnelle et preuves des missions antérieures similaires.

15 %

15

Connaissance d’ONU Femmes ou du Système des Nations Unies et/ou toute autre organisation internationale ou régionale

10%

10

La maîtrise de la langue (Français et Anglais)

5%

5

Méthodologie détaillée

50%

50

TOTAL

100%

  1. Dépôt de candidature

Les dossiers de candidatures composés d’une offre technique et financière, d’une lettre de motivation, d’un formulaire P11, d’un curriculum vitae, des copies du/des diplôme(s) certifiées conformes à l’original et des attestations de services ou preuves de consultances pertinentes seront déposés sous pli fermé portant la mention « CANDIDATURE pour le/la Consultant(e) national(e) – « Chargé(e) d’élaborer un manuel de référence sur le Genre et la Commission Justice, Vérité, Réparation et Réconciliation en République Centrafricaine » sur le site https://jobs.undp.org au plus tard (le 27 Octobre 2021 à en ligne 00h heure de New-York). Vous pouvez également soumettre à la guérite PNUD Bangui, Avenue de l’indépendance, sise à côté de l’hôtel ledger plazza, avant 17h (heure de Bangui).

Added 1 month ago - Updated 1 month ago - Source: jobs.undp.org